( AFP / DANIEL ROLAND )
Le groupe pharmaceutique américain Merck, aussi connu sous le nom de MSD hors Amérique du Nord, a publié mardi des résultats en nette hausse au quatrième trimestre, toujours soutenu par ses médicaments en oncologie mais aussi par la santé animale.
Sur la période allant de début octobre à fin décembre, le chiffre d'affaires du laboratoire a grimpé de 5% pour atteindre 16,4 milliards de dollars, plus qu'attendu par un consensus d'analystes interrogé par Bloomberg.
Sur cette période, le bénéfice net chute de 21% à quasiment trois milliards de dollars, lesté en particulier par des coûts de restructuration. Le groupe avait annoncé fin juillet des suppressions d'emplois dans le cadre d'un plan d'économies visant à réduire ses coûts de trois milliards de dollars par an d'ici 2027.
Par action, dilué et à données comparables - indicateur privilégié par les marchés - , le bénéfice s'établit toutefois en nette hausse (+19%) à 2,04 dollars, un chiffre légèrement supérieur aux attentes du marché.
Merck a continué d'être porté par la croissance des traitements contre le cancer et les maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi qu'en santé animale.
Les ventes du médicament vedette du groupe, le Keytruda (oncologie), ont atteint 8,4 milliards de dollars (+7%) avec une forte demande dans les indications métastatiques mais aussi les traitements en phase préliminaire.
Les ventes de la division santé animale ont grimpé de 8% à 1,5 milliard de dollars, portées par les produits pour le bétail.
A l'inverse, le chiffre d'affaires du Gardasil (vaccin contre le papillomavirus HPV) a continué de reculer (-34% à 1 milliard de dollars), souffrant de la baisse de la demande en Chine et au Japon après une vaste campagne de vaccination.
- Perte de brevet -
Sur l'ensemble de l'année 2025, Merck a réalisé 65 milliards de dollars de ventes (+1% sur un an), dans la fourchette haute de ses prévisions. Son bénéfice net a progressé de 7% à 18,3 milliards de dollars, et son bénéfice net par action à données comparables a atteint 8,98 dollars (+17%), résultat conforme à ses plus hautes prévisions.
Pour 2026, le groupe, qui a passé un accord sur les prix avec l'administration Trump à l'instar d'autres laboratoires, table sur des ventes comprises entre 65,5 et 67 milliards de dollars, ainsi qu'un bénéfice par action hors éléments exceptionnels entre 5 et 5,15 dollars.
Alors que les brevets de son traitement phare Keytruda doivent expirer en 2028, "la transformation de notre portefeuille, renforcée par les acquisitions de Verona Pharma et de Cidara Therapeutics, est bien engagée", a fait valoir Robert Davis, le PDG du laboratoire. Merck a déboursé environ 9 milliards de dollars début janvier pour racheter la biotech californienne Cidara, après 10 milliards pour Verona Pharma l'an dernier.
"À la suite de ces avancées, nous avons désormais une visibilité sur plus de 70 milliards de dollars d'opportunités commerciales potentielles d'ici le milieu des années 2030", a détaillé le PDG lors d'une conférence téléphonique mardi.
"Ces progrès significatifs renforcent davantage ma confiance déjà élevée dans notre capacité à assurer une croissance durable, après la perte d'exclusivité de Keytruda", a-t-il ajouté.
A la Bourse de New York, l'action du laboratoire gagnait 1,9% aux alentours de 16H00 GMT.
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